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Alerte de l’Anacim : Gare à l’abondante pluviométrie !

Le Sénégal pourrait connaître une installation précoce de la saison des pluies sur une bonne partie du territoire, exceptée la partie Sud-Est où l’installation pourrait être normale à tardive.

Le Sénégal pourrait connaître une installation précoce de la saison des pluies sur une bonne partie du territoire, exceptée la partie Sud-Est où l’installation pourrait être normale à tardive. Il s’y ajoute des risques faibles d’avoir de longues pauses sèches en début de saison et aussi au cours de la saison. C’est ce qui ressort de la «Prévision saisonnière des précipitations et des écoulements des différents bassins fluviaux, au Sénégal», dévoilée par le Cadre National des Services Climatologiques (CNSC) coordonné par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM) hier, vendredi 6 mai 2022, lors d’un atelier en ligne de diffusion et de partage de la prévision saisonnière des précipitations au Sénégal pour l’hivernage 2022.

Sur la base de l’observation et de l’analyse de l’évolution des Températures de Surface de la Mer (TSM), au niveau des différents bassins océaniques, et des résultats des prévisions (TSM et Pluie), présentés lors de l’atelier de diffusion et de partage de la prévision saisonnière des précipitations et des écoulements de bassins pour l’hivernage 2022 au Sénégal, il a été retenu «une installation précoce de la saison des pluies sur une bonne partie du territoire, excepté sur la partie Sud-est où l’installation pourrait être normale à tardive», affirme le Cadre National de Services Climatologiques (CNSC), coordonné par l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie (ANACIM), qui organisé cette rencontre en ligne hier, vendredi 6 mai 2022.

Cependant, prévient les prévisionnistes, de faibles risques sont à noter concernant les pauses sèches en début de saison et aussi en cours de saison. «Des risques faibles d’avoir de longues pauses sèches en début de saison et aussi au cours de la saison», lit-on dans le document conjoint de présentation de l’ANACIM (avec Oumar Konté) et la Direction de la Gestion et de la Planification des Ressources en Eau (DGPRE, avec Bakary Faty). Suivant ces prévisions, les mois de mai à juillet auront un cumul pluviométrique normal sur une bonne partie du territoire, sauf au Sud-est où des conditions normales à déficitaires sont attendues. De juin à août elles seront normales à excédentaires sur une bonne partie du pays sauf sur le triangle Kougheul-Velingara-Simenti où des conditions normales à déficitaires sont attendues. Pour la période allant de juillet à septembre, la situation pluviométrique sera «excédentaire sur tout le territoire», renseigne-t-on.

 «UN RISQUE ELEVE D’AVOIR DES EVENEMENTS PLUVIOMETRIQUES INTENSES»

Toutefois, ce qu’il faut noter en termes de perspectives pour cette année, surtout cette dernière période juillet-septembre, c’est «un risque élevé d’avoir des événements pluviométriques intenses sur tout le territoire», alertent les prévisionnistes. Le CNSC de préciser que des pluies ont déjà été enregistrées, depuis le 29 avril dernier, sur la partie Sud-est du pays, des pluies faibles qui tournent autour de 02 et 06 mm notamment à Fongolimbi, Kédougou et Salimata. Et selon toujours les prévisions données par le CNSC, une année hydrologique à écoulement excédentaire ou normal, par rapport à la moyenne de la référence 1990- 2021 est attendue dans nos bassins fluviaux, pour cet hivernage 2022.

Adjaratou Marieme Diaw Mbaye

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