JUSTICE

Fatoumata Ndiaye et à sa fille soldent leurs comptes à la barre

La salle 7 du tribunal de Dakar a abrité hier le procès opposant Fatoumata Ndiaye alias « Fouta Tampi » à sa fille de 20 ans Thiaba Niang.

En effet, «FoutaTampi» a traduit sa fille devant cette barre pour des faits de violences, voies de fait et d’injures sur les réseaux sociaux, rapporte Les Echos.

La fille déclenche les hostilités : «un jour, j’ai vu sur internet qu’elle offrait de l’argent à Wally Seck et à Niang Kharagne Lo, alors que je suis en difficulté. C’est là que j’ai décidé d’aller à WalfTv puis à Sen Tv pour parler de la situation dans laquelle je me trouvais. C’est après ça que j’ai pris le numéro de Ousmane Tounkara pour parler de mes difficultés dans son live», assume-t-elle.

Thiaba Niang de poursuivre : «je suis aussi allée sur les réseaux sociaux à cause de ce que je vivais, mais personne ne m’a incitée à le faire. Je ne suis pas allée sur ces plateaux pour la dénigrer, mais pour la ramener à la raison. Je ne l’ai jamais injuriée, ni menacée de mort encore moins dit que ma petite-sœur était née d’une relation extraconjugale».

Sur sa condition «précaire», elle rapporte : «après mon accouchement, elle m’a récupéré et au bout de 2 jours, elle m’a poussée tout en sachant que j’ai subi une césarienne. Elle m’a par la suite chassée de chez elle à 4 h du matin 2 mois après mon accouchement. C’est là que des hommes ont commencé à coucher avec moi dans la rue. Jusqu’à présent, je vis dans la misère et pour me donner à manger, ils couchent d’abord avec moi. Et même pour avoir un endroit pour dormir, ils entretiennent aussi des rapports sexuels avec moi. Et je me demande jusqu’à quand je vais continuer à vivre dans cette situation».

Meurtrie, «FoutaTampi» réplique : «J’ai honte d’être ici avec Thiaba, mon aînée. C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’un enfant dénigre sa mère. Même si je suis une mauvaise mère, je l’ai portée dans mon ventre pendant 9 mois», s’est-elle désolée.

Dans tous ses états, elle enchaîne : «ce qui m’a le plus fait mal dans cette affaire, c’est que les gens de Walf Tv lui ont trouvé un avocat (elle pointe du doigt Me Abdy Nar Ndiaye). Ils ont politisé cette affaire. Naïve qu’elle est, elle est allée sur Walfadjri. Je les cite et je l’assume. Ils l’ont invitée sur un plateau pour qu’elle me dénigre. 2 mois après, elle fait une sortie avec Thioro Mandela de Walf Tv».

Là, avec un ton ferme, elle est coupée net par la procureure : «M. Le président, il faut la camper. Bufi tudee groupe de presse ak ay tur (ne mentionne aucun groupe de presse ou de noms de personnes. Ce n’est pas le moment vu le contexte actuel du pays », lui a-t-elle lancé avant que «FoutaTampi» ne se confonde en excuses.

La demande de liberté provisoire a été refusée à la fille de Fatoumata Ndiaye alias « Fouta Tampi ». Thiaba Niang sera édifiée sur son sort le lundi prochain 23 janvier.

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