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La limitation de mandats ne peut pas ne pas exister mais elle doit s’exercer par qui de droit (Par Soukeyna Fall)

La vraie culture démocratique doit-elle être de trouver une limitation à l’expression du Peuple ou à l’exercice de la Démocratie ?

Si l’essence et la quintessence même des élections dans une Démocratie c’est de choisir librement ,de donner ou de limiter des mandats et d’éliminer des candidats pourquoi vouloir se substituer au Peuple ?

La pensée de Jean Jacques Rousseau précisant que la source légitime du Pouvoir politique est « la souveraineté du Peuple » n’est jamais sous le boisseau. Le ruissellement de son ruisseau de clairvoyance continue d’irriguer les champs de la Démocratie. En symbiose avec celle D’Abraham Lincoln « le gouvernement du Peuple par le Peuple pour le Peuple » constitue et continue d’être le label des démocraties modernes. Dans ce terreau fertile de la Démocratie coexistent la Démocratie avec limitation de mandats et la Démocratie sans limitation de mandats.
L’on pouvait même imagée la Démocratie comme d’une Dame qui a 4 enfants :la limitation de mandats, la non limitation de mandats, le suffrage universel direct et le suffrage universel indirect. Une Dame qui cherche toujours la cohésion dans sa fratrie.

LA NON LIMITATION A LONGTEMPS EXISTÉ DANS LE MONDE ET CONTINUE D’EXISTER

La plupart des pays qui portent l’emblématique de la doctrine sur la limitation ou la non limitation de mandats sont passés par la problématique de la limitation ou de la non limitation de mandats.

La limitation de mandats qui date surtout de l’époque athénienne et romaine, continue jusqu’à nos jours d’avoir ses adeptes.
La France l’a seulement acté et constitutionnalisé à partir de 2002 .Les États-Unis, malgré la Constitution fédérale de 1787 qui ne prévoit pas une limitation de mandats présidentiels, la pratique de Georges Washington qui sait volontairement arrêter à son second mandat a tellement inspiré ses successeurs ou remplaçants jusqu’à devenir majoritairement une coutume constitutionnelle qui fait que les Présidents se limitent volontairement à deux mandats mais n’oublions pas aussi, que Franklin Roosevelt a fait 4 mandats présidentiels jusqu’à sa disparition en 1945 .C’est seulement le 27février 1951 avec l’avènement du 22ême amendement que la limitation de mandats a été instaurée pour le vice-président qui en conformité avec la loi, après 2 ans d’exercice dans la station présidentielle ne peut avoir ou être réélu qu’une seule fois avec un seul mandat plein présidentiel.

Dans notre histoire contemporaine L’Allemagne de l’Europe et d’autres pays nous montrent formidablement que la Démocratie peut exister et être bien portante dans un système sans limitation de mandats.
Les variantes de non limitation de mandats se lisent bien dans certains pays de l’Afrique comme le Rwanda.

Le Monde regorge de pays démocratiques avec limitation comme sans limitation de mandats.
Vouloir stigmatiser l’Afrique par un conditionnement négatif sur la non limitation de mandats ,ce n’est pas respecter l’Afrique.
Je ne parlerai pas de 3eme mandat car juridiquement dans les pays où il y a limitation de mandats le vocable 3ême mandat n’existe pas dans la Constitution mais toute réforme pour une nouvelle constitution conduit juridiquement à une caducité du mandat existant car la loi n’est pas rétroactive. Les vocables « second « et « deuxième » n’ont pas la même signification .
Libres aux concernés de vouloir ou de ne pas vouloir d’un second mandat en phase avec la Constitution de leurs pays respectifs.

On cherche délibérément par une aberration à vouloir juger, ternir et stigmatiser l’Afrique comme si ailleurs c’est bien mais ici c’est mal vue, comme si l’égard de l’Afrique dépend du regard de l’Europe,de l’Amérique ou de l’Asie.
Et pire encore ils font de sorte aussi qu’à l’interne ils aient des lanternes et des antennes !!!

J’ai commencé par une partie de L’HISTOIRE de ces pays comme exemples pour montrer que l’Afrique n’a pas de leçon à recevoir en matière de définition de la Démocratie. La problématique de la limitation de mandats n’est pas de paternité africaine, elle est loin d’être spécifique à L’Afrique comme certains aiment le présenter.
Oui la problématique de la limitation de mandats n’est pas exclusivement de nationalité africaine.

Certains croient qu’il n’y a de système démocratique que dans la limitation de mandats et deviennent même hystériques à l’idée d’entendre la non limitation de mandats présidentiels croyant en un recul de la Démocratie alors que la non limitation de mandats ne signifie aucunement sortir du système démocratique.

ORIGINE DE LIMITATION EN AFRIQUE..

Cependant l’origine d’un désir de limitation de mandats trouve ses sources dans l’organisation d’élections non transparentes qui fabriquaient des Présidents à vie et faisaient que les aspirants ou prétendants, las de pouvoir compter sur des élections libres transparentes et démocratiques finissent par arpenter des voies de contournement préjudiciables à la stabilité et à l’essence même de la Démocratie les Coups de force à l’encontre de la Démocratie ou les Coups d’états. Des coups d’État que les auteurs de la trahison aiment s’appeler « autorités de la transition » ou lieu du véritable nom « auteurs de la trahison » car le coup est porté à la Démocratie en elle-même.

Dans notre pays la transparence des élections avec l’implication de la presse n’est de doute pour personne. La fiabilité du Système fait que des organisateurs des élections peuvent perdre des élections. La mouvance présidentielle par Abdou Diouf ensuite par Abdoulaye Wade ont montré la fiabilité de notre système électoral avec des élections transparentes. Le déroulement des différentes élections avec le Président Macky Sall montrent à suffisance aussi que les élections sont fiables et transparentes.

Vouloir faire croire que la non limitation de mandats ne peut pas permettre à une opposition d’accéder au Pouvoir est un argument balayé par le système électoral du Sénégal. Le Président Macky Sall est devenu Président de la République en battant le Président sortant Abdoulaye Wade qui avait lui aussi battu un Président sortant Abdou Diouf.
Vouloir stigmatiser l’Afrique est mal venue.

Je suis contre la limitation de mandats dans un système où les élections sont libres et transparentes.

Vouloir faire croire que la limitation de mandats est la solution et la non limitation la faute c’est mal réfléchir. Si réellement le Peuple est le seul souverain vouloir chercher un frein à son expression libre est en elle-même une entrave à la Démocratie.

Aucune Constitution ou loi constitutionnelle n’est immuable. La force d’une constitution c’est la volonté populaire. Une constitution c’est comme l’édifice d’une Nation elle est permanente et en construction permanente.

La limitation comme la non limitation en amont à ses avantages et ses inconvénients.
La véritable limitation de mandats doit se faire par le Peuple au suffrage universel.
Après un mandat un Président peut ne pas être réélu de l’autre coté aussi un Président jugé efficace par son peuple doit pouvoir continuer autant de fois que le Peuple lui dira oui.C’est cela la véritable Démocratie.

Si réellement seul le Peuple est souverain la limitation de mandats présidentiels demeure une incohérence dans une véritable Démocratie.
Le Peuple souverain doit avoir la qualité et la possibilité de donner,de renouveler ou de ne pas renouveler autant de fois que ses aspirations seront en phase avec ses choix. La véritable limitation dans une Démocratie incombe au Peuple seulement sans aucun frein à l’expression de son désir.

Le Développement d’un pays obéit à des logiques qui font parfois qu’on peut se tromper de perle ou qu’on rejette une perle à la place d’un caillou. Au Peuple de choisir librement son meilleur.

D »HIER COMME D’AUJOURD’HUI…

Les lois d’hier comme d’aujourd’hui donnent parfois l’impression de validité par rapport à l’ère du temps comme nos styles d’habits, où pour une période ,ne sont plus indiqués ni adaptés pour être adoptés et arriveront au cycle du temps où ce même modèle revient sous forme de nouveauté. En style comme en type de tissus ce cycle rythme la vie. Comme les saisons de la Nature qui dictent leurs lois d’assaisonnement. Ah la vie !

L’AFRIQUE NOTRE AFRIQUE!!!

L’Europe comme les États-Unis ont connu des tumultes parfois même en similitude avec l’Afrique mais à des périodes différentes .Aujourd’hui se voulant vierges de toute pratique ,certains se braquent sur l’Afrique comme des professeurs ou professionnels de la Démocratie et non sans désir sous-jacent de vouloir maintenir l’Afrique au rang de faire-valoir .Malheureusement la lecture parcellaire de la Grande Histoire participe à l’étayage de tel étalage avec l’emballage du moment présent.

L’Afrique mérite le respect et la considération et mérite d’être dignement représenté dans le concert des Nations. L’Afrique doit avoir sa place comme membre permanent du Conseil de sécurité.
Je suis d’accord avec le Président Macky Sall Président aussi en exercice de l’UA.
L’Afrique a besoin du reste du monde comme le reste du monde a aussi besoin de l’Afrique.

OUI L’AFRIQUE A BESOIN DU RESTE DU MONDE MAIS N’A PAS BESOIN DES RESTES DU MONDE !!!

L’Afrique n’est pas le dépotoir du monde, mais nous sommes dépositaire de valeurs et de conquêtes permanentes de bien-être mieux, de mieux être !!!
L’occupation d’envahisseurs est presque connue par tous les pays appelés grandes puissances aujourd’hui même si ,nous en avons payé le plus lourd tribu nous n’avons nullement obligation de portance de complexes.
Comme le disait le Président Américain Roosevelt, ou le persévérant « la seule limite à notre épanouissement de demain sera nos doutes d’aujourd’hui ;
La seule chose que nous devons craindre est la crainte en elle-même « !!!

QUE L’AFRIQUE CROIT A L’AFRIQUE POUR CROÎTRE !!!
Nous devons tous croire au développement et à l’émergence de notre continent ,en vivant et en vibrant au plein potentiel de notre potentiel.

Pour dire ,Il faut toujours oser forer même dans les eaux et forêts !!!

La problématique mondiale de la limitation de mandats a connu des dates de naissance différentes dans différents pays. Cela s’est posée et peut continuer de se poser car le meilleur régime démocratique est celui qui répond aux aspirations du Peuple.
Chaque pays obéit à la marche spécifique et spéciale de son évolution et de son peuple.Vouloir égaliser avec des pays qui sont passés par tous les processus avant d’avoir un certain niveau de développement n’est pas salutaire .

Un modèle standard à notre étendard de la Démocratie ,doit être dans l’intérêt du Peuple seul souverain. Le dernier mot revient toujours au peuple.
Dans chaque modèle, des avantages existent comme des inconvénients.
Croire que la limitation de mandats est plus bénéfique pour la Démocratie est une vue limitante de la Démocratie en elle-même ou obéir à un conditionnement volontaire qui l’accompagne surtout en Afrique pour ternir et bannir. Comme si on veut vaille que vaille, nous faire croire ,que ne pas s’y conformer c’est créer des conflits. Et la force du Peuple dans tout ça. Vouloir donner la part belle de cette problématique à l’Afrique est à la fois dérisoire et illusoire .
Une mise à jour s’impose pour toutes ces causes.

LE SÉNÉGAL MON CHER PAYS

Le Sénégal a connu la limitation comme la non limitation de mandats présidentiels dans son Histoire.

AUJOURD’HUI,

Dans la gouvernance de notre Démocratie,
l’arbre constitutionnel de notre pays comporte 3 grandes branches fondamentales à savoir le Pouvoir Exécutif, le Pouvoir Législatif et le Pouvoir Judiciaire.
Trois grandes élections symbolisent des pouvoirs stratégiques à savoir les élections présidentielles,les élections législatives et les élections locales .

Il en existe d’autres à suffrage indirect pour d’autres institutions de la République.
L’analyse de ces trois types d’élections phares nous montre que dans notre pays nous avons deux systèmes de définition de la Démocratie.
Une Démocratie avec limitation de mandats et une Démocratie sans limitation de mandats.

Dans les élections locales comme dans les législatives il n’y a pas de limitation de mandats.
Seules les élections présidentielles s’accompagnent de limitation de mandats.

Dans toute pratique ou action de la vie, il doit arriver un moment où une analyse profonde se pose et s’impose pour voir les points à améliorer, à supprimer, à consolider ou à solder.

RÉNOVER SUPPRIMER INNOVER

L’introspection est une lampe qui doit toujours servir d’éclairage à la pratique et un peu aux perspectives car de Demain nul ne peut trop légiférer. Aucune loi même constitutionnelle n’est immuable.

La limitation de mandats est un frein à l’exercice même de la Démocratie.

Je suis pour la limitation de mandats sans limitation de l’expression de la Démocratie.

La limitation véritable de mandats doit être de l’émanation unique du Peuple souverain.
Que le Peuple seul souverain retrouve ses habits de souveraineté totale et entière. Que son désir s’exprime librement:
donner ou ne pas donner, renouveler ou enlever ainsi le Peuple souverain continue d’être la grande source d’élévation pour toute ovation.

LA LIMITATION

Même si toute réforme d’une Constitution renvoie à une caducité du mandat en cours,
Même si les lenteurs procédurales ne participent pas à l’effectivité d’un mandat , je voudrais analyser la limitation de mandats à l’aune de la seule souveraineté qui compte dans une Démocratie à savoir le Peuple. Le citoyen électeur doit pouvoir exercer son droit de choix sans limitation.

La limitation ne peut pas ne pas exister mais elle doit s’exercer par qui de droit à savoir le Peuple souverain.
Il ne s’agit pas de dire je suis pour ou contre la limitation de mandats. Au Singapour ,en Allemagne et dans d’autres pays certains parlent de mandats présidentiels illimités ou de non limitation de mandats alors que ni l’un ni l’autre n’existe véritablement car dès lors que par une périodicité bien définie des élections s’organisent. L’essence et la quintessence de toute élection c’est de choisir en limitant et en éliminant d’autres participants.
La limitation et l’élimination existent naturellement dans le processus démocratique électoral.

Le véritable combat demeure que dans une Démocratie les élections soient libres, transparentes ,crédibles et fiables .

Accepter l’endoctrinement ou le conditionnement sur la limitation ou la non limitation de mandats est une hérésie.

La limitation ne peut pas ne pas exister mais elle doit s’exercer uniquement par qui de droit à savoir le Peuple souverain.
La durée de vie d’une confiance à un candidat doit être du ressort exclusif du Peuple souverain .

Quelle que soit la composition d’une Constitution dans un pays donné, le résultat d’un Référendum constitue force d’imposition et d’application en effaçant de fait l’existant juridique en la matière. Pour dire que rien n’est au-dessus de la volonté ou de l’expression populaire.
Aucune loi constitutionnelle n’est immuable. Croire pouvoir aussi légiférer ad vitam æternam sur certaines lois constitutionnelles est contraire au bon sens. Les lois accompagnent les besoins et les réalités de chaque Peuple. C’est comme des nourritures juridiques pour régler et réguler la vie de chaque société.

Loin de toute considération partisane qui peut faire qu’un membre de la mouvance présidentielle peut plaider pour l’appellation populaire de la non limitation de mandats et qu’un membre de l’opposition va plaider pour la limitation de mandats par empressement de gouvernance ou par conditionnement de principe,
Opposition, Pouvoir comme société civile nous devons pouvoir nous élever pour être auteurs de hauteur et ne voir dans ce pays que l’intérêt supérieur de la Nation.

L’Afrique ne doit accepter aucune stigmatisation quelle soit interne ou externe.

Le haro des mandats est contreproductif pour le développement de l’Afrique. Le pertinent haro c’est de toujours veiller à des élections transparentes. Et sur ce registre le Sénégal a montré par ses alternances que notre système électoral est très fiable avec la contribution capitale de la Presse.

La limitation ne peut pas ne pas exister mais elle doit s’exercer par le Peuple souverain. La durée de vie d’une confiance à un candidat doit être du ressort exclusif du Peuple.
mandat unique ou mandats multiples, seul le Peuple a le dernier mot dans une Démocratie.
Le conditionnement aveugle ne mérite que bannissement..
La limitation doit être de l’émanation exclusive du Peuple souverain.
Oui à la limitation de mandats par le Peuple souverain !
Paix et Émergence en chacun de nous
Sénégal Sunugal
Soukeyna Fall

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